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Le salon de l’auto (dérision ?)

Le mois de mars est bien connu pour le passage à l’heure d’été, les premiers rayons de soleil et le salon de l’auto ! Et bien, cette année, j’y postule afin de tenter l’expérience « d’hôtesse ». Mes copines me préviennent : « ce sera dur, tu verras ». Ok, ok, je dis le sourire aux lèvres, toujours positive et bien naïve. Le premier jour, nous sommes toutes convoquées à 6h30 tapantes, maquillées et coiffées. Onze heures plus tard, je ne sens plus mes pieds (dois-je préciser que nous sommes évidemment en haut-talons et que ça fait très mal ?). Le lendemain, j’ai les lèvres séchées par le rouge à lèvre que nous devons porter et je dois faire des retouches de vernis à ongle tous les matins dans le train (wow la superficialité)… Là, je commence à me dire que mes copines avaient raison. Mais quelques jours plus tard, lorsque les clients m’insultent (des gentillesses allant de « vas chier » à « you are stupid, f*** you »), j’hésite entre les larmes et le fou-rire. Finalement, j’ai choisi d’en rire tout en réalisant que, en effet, le salon de l’auto est un sacré nid d’énergumènes… et qu’il fallait mieux en rire.


Article publié dans le journal La Liberté (Fribourg, Suisse) 

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