Accéder au contenu principal

Extrait Tequila Sunrise à Hawaï


Pour vous faire plaisir parce que c'est bientôt Noël et que j'ai une âme de Mère Noël (hihih rire de Mère Noël), voici un petit extrait de l'épisode Tequila Sunrise à Hawaï!

Résumé : 

Pourquoi ai-je toujours le chic pour me fourrer dans des situations impossibles ? Surtout en amour. Il faut dire que céder au charme de mon patron n’était peut-être pas la chose la plus maligne à faire. Surtout quand ledit patron vous jette comme un poisson pourri après une liaison torride.
Heureusement, le magazine My Life m’envoie à Hawaï pour réaliser un reportage sur le Spring Break avec Tania, ma collègue au tempérament bien trempé. Et je compte bien prendre du recul en sirotant des cocktails face à l’océan. Miam !
Je ne vous ai pas dit ? J’ai reçu une lettre mystérieuse juste avant mon départ me conviant à un rendez-vous sur la plage de Kahaluu. Dans trois jours, je saurai qui est derrière tout ça. Mais trois jours, c’est long ! Surtout que mon patron débarque sur l’île et qu’il recommence son petit jeu de séduction…

Extrait: 

Oh, mon Dieu, oh, mon Dieu, oh mon Dieu. En me réveillant le lendemain, je me redresse violemment dans le lit. Mais, qu’est-ce que j’ai fait ? Je dois avoir une tête de chouette ayant reçu une décharge électrique. Ébouriffée, le maquillage dessinant des ronds noirs autour des yeux. Oh, non, je suis un panda pervers et déluré. Je jette un regard horrifié à côté de moi pour vérifier si ce que je crois être vrai est… vrai ! Ma robe gît sur le sol, ma culotte traîne au pied du lit et un mal de crâne me vrille le cerveau. Heureusement, la place de l’autre côté du lit est vide. Les souvenirs affluent dans mon petit cerveau. Moi, nue. Mickaël, nu. Nous deux, nus. En train de faire des trucs interdits aux moins de 18 ans. Ce n’est pas possible. Je n’ai pas pu faire ça ?

C’est dans un état proche de l’apathie aggravée que je me rends au buffet du petit-déjeuner après avoir pris une douche rapide. Je me sens comme une larve. Pire, comme une merde. Sans compter que je suis incapable de réfléchir à ce qui s’est passé cette nuit. J’aperçois Tania en train de mâchouiller une salade de fruits sur la terrasse et Raphaël sirotant un jus de fruits à l’autre bout de la pièce. Je me sers un grand café au lait et file rejoindre ma collègue, persuadée que mon boss ne tarderait pas à apparaître auprès de Raph. J’ai tenté de dissimuler ma tête de troll aviné par une couche de fond de teint et du mascara waterproof, mais je ne suis pas sûre d’être parvenue à cacher ma cuite et ma partie de jambes en l’air.

— Salut, je lui lance avec un petit sourire.

— Oh là là, tu as une de ces têtes !

Merci collègue, ai-je envie de lui rétorquer. Je préfère encore ma tête d’écureuil à ta tronche de frustrée. Moi, au moins, j’ai pris mon pied hier. Je n’ai évidemment pas dit ça. Je m’assieds en poussant un soupir et me prends la tête entre les mains.

— Ça s’est bien passé ton enquête hier soir ? me demande-t-elle.

— Disons que j’ai particulièrement bien réussi mon intégration, j’ai adopté le style de vie d’un spring breaker…

— Raconte !

— J’ai interviewé le barman et j’ai bu des « Tequila Sunrise ». Mais, j’ai fait une connerie.

Je la regarde piteusement. À ce moment-là, Mickaël apparaît sur la terrasse, portant un plateau de petit-déjeuner rempli de viennoiseries et d’œufs au bacon. En passant devant moi, il me jette un regard froid. Glacial. Un regard qui pourrait recongeler la banquise du Pôle Nord en deux secondes. Tania n’en a pas perdu une miette. Elle me lance d’un air dédaigneux :

— Ne me dis pas que tu as remis ça ?

Je gémis. Elle poursuit.

— Tu m’avais juré que tu ne recommencerais plus, que ce voyage était l’occasion de passer définitivement à autre chose ! Emma, tu fais vraiment n’importe quoi !

Je savais pertinemment que ça ne devait pas recommencer. J’avais déjà laissé suffisamment de plumes dans cette histoire désastreuse. Mais je n’arrive pas à lui résister, c’est plus fort que moi. Puis, ce n’est pas entièrement de ma faute, cela s’appelle de la chimie. Parfaitement, un truc d’hormones et de phéromones. Le seul petit problème, c’est qu’après nos ébats, je me sens comme une loque. Je suis incapable d’avaler quoi que ce soit, ma gueule de bois me vrille le crâne, tous les sons sont décuplés et les odeurs d’œufs brouillés et de bacon grillé me provoquent des haut-le-cœur. Du coup, je bois des litres d’eau. Je me force tout de même à grignoter un bout de pastèque, sans grande conviction.

Un quart d’heure plus tard, alors que j’hésite à vomir dans la salade de fruits de Tania ou dans mon sac à main pour plus de discrétion, j’aperçois Mickaël et Raphaël qui s’approchent de notre table à pas rapides. Les battements de mon cœur s’accélèrent. Mon pouls s’affole. Mes mains deviennent moites. Mickaël s’arrête à notre hauteur, je regarde le sol. Oh une fourmi ! Je me concentre sur l’insecte pour éviter à tout prix de croiser le regard de mon boss. D’ailleurs, elle s’approche dangereusement de sa chaussure, elle s’apprête à lui grimper dessus. J’ai envie de la prévenir, de lui dire de fuir, de faire demi-tour avant qu’il ne soit trop tard et qu’elle ne se fasse piétiner par ses mocassins taille 43 en daim noir.

— Réunion dans dix minutes dans la salle Waikiki, lance Mickaël d’une voix grave qui me donne la chair de poule.


Vous voulez lire la suite? C'est par ici: Episode Tequila Sunrise à Hawaï

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Bilan 2018 : merci et vive 2019 !

Avant de vous faire mon petit bilan de l’année écoulée, je profite de ce billet pour vous souhaiter une merveilleuse année 2019 ! Et vous dire que, grâce à vous, ces douze mois écoulés de 2018 ont été magnifiques. Vous m’avez fait vivre des moments juste inoubliables ! En y pensant, j’ai encore des étoiles dans les yeux alors merci mille fois à vous de me suivre et de me lire.





Après 2017, je ne pensais pas revivre une année aussi riche et belle au niveau des publications et bien, je me trompais, 2018 a été encore plus rempli (ça rime avec youpi) !


Les trois premiers mois de l’année, j’ai travaillé comme une folle sur les corrections éditoriales de « Bons baisers de Californie », de « Bye bye Paris » et de « You & I ». Les trois sorties se sont suivies de près et j’ai donc mis les bouchées double pour rendre les textes à temps (comme je commençais également un nouveau job, j’avais la tête dans le guidon) !  Au niveau des publications, il y a donc eu « Bons baisers de Californie » en m…

Deuxième chance, pourquoi pas!

COUPLE • Faut-il laisser une seconde chance aux mecs qui se sont joués de vous?
Quatre étudiantes répondent à cette grande question. Les avis sont partagés. Ont-ils droit à une deuxième chance, ces hommes qui vous ont fait souffrir? Oui, non, les avis divergent. Héraclite, philosophe de l’Antiquité, disait déjà au VIe siècle avant J.-C.: «On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve.» Pourtant, les filles interrogées ne sont pas toutes du même avis. «Je suis une grande adepte de la seconde chance», avoue Cyrielle, étudiante en communication. A 17 ans, la jeune fille flirte allègrement avec un étudiant de sa classe avant d’apprendre que son amoureux est casé depuis plusieurs années. «Pendant deux ans, il a essayé de revenir périodiquement», relate Cyrielle. Lorsque j’ai eu 19 ans, je lui ai donné une seconde chance et je suis allée boire un verre avec lui.» Malheureusement, le jeune homme continuait son petit jeu et fréquentait d’autres étudiantes. «J’ai beau me dire que je ne…

L’ordi de la discorde!

Mon ordinateur est l’objet de toutes les discordes familiales depuis près de 4 ans maintenant. Acheté sur les conseils de ma mère (oui, je sais, fatale erreur pensez-vous), je l’utilise depuis mon entrée à l’université. Tout d’abord, c’est le clavier qui ne marche pas. Retour à la fabrique pour examen. Trois semaines plus tard, je récupère mon bien. Toute heureuse de pouvoir enfin me mettre à rédiger sur mon nouveau joujou, je constate avec désolation que la batterie est HS. Au bord de la crise de nerf, je vois mon ordinateur chéri, baptisé Gérard,repartir lâchement loin de moi. Une fois les petites tracasseries du début passées (le début d’une histoire d’amour est toujours difficile), je commence à m’attacher à mon petit outil technologique - que je surnomme Gégé désormais- lorsque celui-ci commence à faire un bruit d’enfer. Oui, comme les avions qui décollent de Paris CDG. Je commence à me résigner et à penser à le remplacer… en plein dans ma réflexion (comment pourrais-je le laisse…