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Extrait de ma nouvelle "Au secours mon ex me poursuit" publiée chez PGCom Editions

Au secours, mon ex me poursuit !


                               « Tout est drôle, dès l’instant que ça arrive aux autres. »
                                                                                                 Marcel Achard


                        Mais arrête. Arrête. Arrêeete ! Ce fichu téléphone n’arrêtait pas de sonner. Une petite sonnerie des plus énervantes que j’avais téléchargée il y a deux semaines en me faisant arnaquer de cinq euros. J’en devenais folle (de la sonnerie pas de m’être faite arnaquer par des requins avares de fric, quoique…). Je voyais clignoter sur l’écran de mon nouvel i-phone flambant neuf le prénom que je redoutais tant. Que je détestais. Que je haïssais. Argh ! Pourquoi ? Parce que ce prénom, c’était Stéphane. Joli prénom me direz-vous. Mouais. Sauf qu’il s’agissait de celui de mon ex. Et que mon ex et moi ne nous entendons plus très bien au jour d’aujourd’hui (normal me direz vous, sinon ce ne serait pas mon ex mais mon chéri d’amour adoré avec qui je passerais mes nuits et que je couvrirais de papouilles chaque seconde de chaque minute de chaque jour). Mais non, car Stéphane et moi, nous avions rompu. Enfin, je l’avais envoyé balader. Enfin, je crois que c’était moi. Forcément, je suis tellement géniale. Tellement gentille. Il n’aurait jamais osé me quitter, non ? Mais, en fait si. Peut-être. Oh, je ne sais plus. Je me souvenais juste que l’histoire ressemblait à celle du post-it de Sex and the City (oui, souvenez-vous lorsque Carrie découvre que son Jules la largue lamentablement en collant un petit post-it jaune sur écran d’ordinateur). En plus moche. Et, je n’avais pas pu m’empêcher de noter la date que nous étions aujourd’hui : le samedi 17 juillet 2010. Il n’avait pas pu résister à m’appeler ce crapaud (j’étais très polie et j’avais par conséquent une puissante aversion à utiliser des mots comme « gros connard » ou « salaud » même s’il méritait amplement les deux sobriquets).

Quelques secondes plus tard, je reçus le message suivant : Céline, tu me manques particulièrement aujourd’hui. Rappelle-moi, je t’aime. Stéphane.
Et lui, cela faisait six mois qu’il me manquait. Ma vie de célibataire avait repris brusquement un dimanche soir de janvier. Je détestais déjà le dimanche soir, car il faut l’avouer, on ne sait jamais quoi faire les dimanches soirs. Le week-end n’est pas encore terminé et le travail reprend le lendemain. De plus, il faut souvent se plier aux obligations familiales. D’ailleurs, le dimanche, c’est le jour du Seigneur et tout mortel devrait logiquement bénéficier d’un repos bien mérité (sauf les vendeurs de fringues qui devraient ouvrir leurs magasins ce jour là). Alors pourquoi diable est-on obligé d’aller passer sa journée à la campagne à discuter de sujets inintéressants et à écouter ses parents vous arroser de reproches sur le travail que vous n’aviez pas encore trouvé  ou sur les raisons qui ont poussé votre ex-copain à prendre la poudre d’escampette (alors qu’ « il était tout simplement parfait pour toi ma chérie » selon ma mère)? Je dois avouer que j’ai une propension grandissante à détester viscéralement le dimanche soir depuis cette rupture.

Le téléphone sonna à nouveau et je m’apprêtais à balancer mon i-phone vibrant et sonnant de toute son énergie contre mon mur blanc crépis lorsque je remarquais que ce n’était plus Stéphane qui s’affichait sur l’écran mais Vanessa (ma meilleure amie et la seule personne que j’avais envie d’entendre ce jour là).

-          Céliiiiine ! Comment tu vas ma belle. J’avais peur que tu ne répondes pas et que tu fasses une overdose de crème glacée ou que tu aies décidé de t’étouffer avec des tics-tacs.

-          Mais quel humour débordant, t’as mangé un clown ce matin ? Et moi qui hésitais à balancer mon téléphone contre le mur, je crois que j’aurais dû suivre ma première envie. Mouarf. Vaness, je crois que ma vie amoureuse est définitivement terminée. Fichue, finito pour toujours ! C’est un jour de merde, je ne veux plus jamais vivre de 17 juillet de ma vie.

Je retenais mes larmes. Ne pas pleurer, surtout ne pas pleurer. J’allais y arriver. Je devais faire abstraction de cette maudite date et oublier Stéphane pour toujours même si ses messages et ses mots doux de ce matin résonnaient encore dans ma tête.



Que va-t-il arriver à Céline? Pourquoi la date du 17 juillet est-elle si importante?

Vous pouvez lire la suite de cette nouvelle dans le recueil collectif  "Célibataire mais... je me soigne" édité par PGCom Editions. Et vous savez le plus beau? Il y a neuf autres nouvelles toutes plus drôles les unes que les autres à découvrir!

Et vous, quels sont vos rapports avec vos ex? Compliqués, amicaux, haineux...?

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