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Quand votre cœur fait boum…


Si les blockbusters américains ont toujours surfé sur le romantisme, les maisons


TENDANCE • Au cinéma mais aussi en littérature, les comédies romantiques font leur grand retour:cet engouement du public, surtout féminin, est-il éphémère?


Non, non et non, on ne va pas encore vous bassiner avec un énième article sur le livre phénomène «Fifty Shades of Grey» de E. L. James (même si les lectrices adeptes du genre avouent que l’érotisme apporte un plus indéniable à une histoire sentimentale). Par contre, afin de mieux comprendre l’engouement des femmes pour la comédie romantique sous toutes ses formes, une romancière et des jeunes lectrices s’expriment sur les raisons de ces succès.

Si les blockbusters américains ont toujours surfé sur le romantisme, les maisons d’édition se sont mises, petit à petit, à créer leurs propres collections. Dernière en date, les Editions Charleston qui ont suivi les «Girls in the City», «Milady» et autres «Red Dress Ink» dans les rayons des librairies. A titre d’exemple, les Editions Harlequin ont vendu en France pas moins de neuf millions de livres en 2010, soit un ouvrage acheté toutes les trois secondes comme le précise leur site internet. Des chiffres phénoménaux qui reflètent parfaitement l’état de ce marché en plein boom.

S’identifier d’abord


Tout d’abord, qu’est-ce qui fait une bonne comédie romantique? «Une situation au départ banale dans laquelle n’importe qui pourrait se retrouver, une héroïne qui ressemble à Mme Tout-le-Monde, un quiproquo, de l’humour, de l’amour et un happy end», explique Nathalie Doassans, auteure de «Fleur et l’arnacœur», un roman paru chez Pgcom Editions. Ainsi, l’identification à l’héroïne joue un rôle primordial. Pour aimer une histoire, il faut se reconnaître dans les personnages. Un avis entièrement partagé par les lectrices. Mais ce n’est pas tout, un bon roman sentimental, c’est également une histoire romantique!
Pour Laura, jeune Fribourgeoise adepte du genre, les comédies sentimentales représentent l’apogée du romantisme. «C’est un condensé de tout ce qu’on aimerait vivre, analyse-t-elle. Ça me fait rêver.» Même si le genre est truffé de clichés, il s’agit selon elle de situations que les femmes souhaiteraient vivre dans une véritable relation amoureuse. Pour Floriane, 24ans, ce genre en vogue lui permet de s’évader de son quotidien: «Je passe un bon moment sans me prendre la tête, précise-t-elle. Et puis, une histoire qui met en scène un héros un brin sentimental, ça me plaît», termine-t-elle en souriant.

Un poil cruche


Mais comment les deux jeunes femmes expliquent-elles le succès de ces produits culturels? «La place de la femme dans la société a beaucoup évolué, estime Laura, ancienne étudiante en sociologie. Elle a des envies et des choses à dire! Cette émancipation a donc engendré la production de films et de livres souvent écrits par des femmes pour des femmes. Les histoires relatent des anecdotes s’inspirant de notre quotidien, alors forcément, ça nous parle», conclut-elle. Floriane ajoute le fait que la société de plus en plus exigeante et stressante donne envie aux demoiselles de se distraire et de se plonger dans des récits légers et pétillants qui se terminent bien. Il nous reste plus qu’à nous plonger dans un bon film ou un chouette livre. Une belle histoire d’amour, des protagonistes attachants, du romantisme, des bougies et un air de violon, et on est prête à verser une petite larme. O.K., on a l’air un poil cruche. Mais, qu’est-ce que c’est bon!



Cet article est paru le 30.11.2012 dans le journal La Liberté (Pages Jeunes) sous mon vrai nom.

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